Les herbes ont si bien poussé que vous ne pouvez même plus voir le sentier qui mène chez moi : c'est que j'ai attendu trop longtemps quelqu'un qui ne voulait pas venir.
Sojo Henjo.
Bravo, t'as encore tout fait foirer.
C'est étrange. Chaque fois que je me retrouve face à un nouveau chemin, je doûte et tout se complique. Je vis comme vous, dans le présent, le regard tourné vers le futur, mais l'esprit coincé dans le passé. Je ne peux m'empêcher de ressasser tout ce qui a pu se passer et c'est d'autant plus difficile à cette période de l'année. Une fois par an, il faut que l'on vous rappele que vous n'avez pas le droit d'être réellement heureux, et d'avancer sans vous retourner. Ils ne sont plus là, vous les aviez rangés dans un coin de votre tête, pour ne plus souffrir, pour être ce qu'ils auraient voulu que vous soyez mais ils sont là au fond, c'est inévitable. J'aimerai qu'on ne me fasse pas culpabiliser, de ne pas y avoir assez pensé, ou trop, ou pas comme il l'aurait fallu. Mais je vois bien que je n'y échapperai jamais. Je me dois de me souvenir de lui, à jamais. Mais après tout, il le sait tout ça. Ca faisait longtemps que je n'avais rien écrit. Forcément, le présent est ce qu'il est, le futur je ne le connais pas et je me forçais à ne pas faire ressurgir le passé... jusqu'à maintenant. Oui, on m'aura prévenue, que peut-être ça ne servirait à rien, mais il fallait que j'explique ce que je ressentais, que je ne laisse pas derrière moi quelque chose qui me tenait tant à coeur, qui ne cesserait jamais de me suivre... si je ne faisais pas l'effort d'en parler, de l'écrire du moins.
C'est étrange. Chaque fois que je dois choisir entre deux voies, j'en trouve une troisième plausible. Ca m'aide tiens ! Mais j'ai peur de me tromper. Perdre du temps n'est pas ce qui me fait le plus peur, mais perdre les personnes qui m'accompagnent si. Ou perdre mes rêves, mes idées, tout ce que j'aurai voulu accomplir un jour ou l'autre... Et être en TerminaleS ne m'aide pas spécialement à y voir plus clair...
C'est étrange. Chaque fois que j'écris, c'est quand je vais mal, quand je ne trouve aucune solution et qu'écrire tout ce qui me passe par la tête me permet d'oublier, d'y voir plus clair, d'avancer, enfin. J'écris peu, tant mieux, je vais bien. Je m'accroche à ceux que j'aime, à ce qu'ils m'apportent. Je crois qu'à cette période de notre vie, quand on nous demande de se décider, de choisir ce que l'on a envie de faire jusqu'à la fin de notre vie, on est tous plus ou moins perdus, des idées jamais soupçonnées viennent se mélanger à nos ambitions les plus anciennes et on ne sait plus vraiment ce qui sera le mieux pour nous, et au fond, personne ne peut nous aider, personne n'est là pour nous aider. Mais bon, on a bien le droit à l'erreur, non?